Pourquoi ne nous comprenon-nous pas?

Comment se fait-il que nous avons des visions tellement différentes de la réalité ? Pourquoi les valeurs humaines sont-elles bafouées par certains? Pourquoi les personnes qui se posent des questions et qui se positionnent sont-elles critiquées voir même censurées?


Ne paniquons pas...C'est une question de conscience et pas uniquement de bonne conscience. Nous ne percevons pas le monde avec le même filtre en fonction de nos expériences de vie et du chemin d'évolution que nous avons déjà fait. Plus nous nous connaissons, plus nous gagnons en confiance en nous et en nos intuitions.


Cependant, beaucoup n’ont pas encore découvert qui ils sont vraiment et la situation actuelle les plonge dans un état de stress inhabituel induit par la peur. Et celle-ci conduit à des comportements souvent incontrôlables.


Le cerveau est constitué de trois parties : le néocortex siège de la pensée, le limbique siège des émotions et le reptilien, siège du réflexe de survie. C’est ce dernier qui prend les commandes quand le danger est présent. Et comme un animal traqué, nos choix sont très limités face à des arguments qui ne nous conviennent pas et qui semblent incohérents par rapport à nos valeurs : ce sera soit l'attaque, soit la fuite, soit la tétanie... L’accès au cerveau pensant, le néocortex, devient de plus en plus difficile, même chez des personnes très intelligentes et diplômées. C’est l’émotion qui l’emporte !


Dans la crise qui nous occupe, beaucoup attaquent, prennent position, veulent avoir raison et de plus en plus violemment oubliant même les valeurs humaines de base comme le respect, la bienveillance, le lien familial... et cela ne fait qu'aggraver la situation. Certains fuient, comme beaucoup de nos jeunes, et ne veulent pas savoir. C’est un déni protecteur et tout semble aller bien comme si de rien n’était. Et puis il y a les autres, tétanisés, anesthésiés qui ne peuvent plus bouger et agissent comme on leur dit d’agir.

Alors que faire ?


Interroger l’émotion qui nous habite...


Si nous sommes dans la colère, ne la laissons pas nous anéantir... Traitons-là avec respect et posons-nous la question de nos possibilités d’exploiter cette énergie débordante en action constructive POUR... trier, ranger, aider, protéger, soigner... et non CONTRE... L’énergie de colère, le jugement critique même si il est justifié pourrait nous discréditer.


Si nous sommes dans la tristesse, passage parfois nécessaire pour guérir et rebondir, accueillons-la et ne la nions surtout pas... Après la tristesse, dans le processus de deuil, vient la reconstruction...


Si nous avons peur (du virus, du vaccin, de la sanction, …). Prenons conscience que la peur diminue nos défenses immunitaires et nous rend plus vulnérables. Peut-être que l’adage « On crée ce qu’on craint » n’est pas tout à fait faux. Alors, demandons-nous quel est le désir qui se cache derrière notre peur : Être en pleine santé, être en pleine liberté...

Et nourrissons notre désir... Visualisons-nous en pleine santé, bien entourés de nos proches et ressentons l’émotion de bonheur que cela engendre... Créons la réalité que nous voulons vraiment et pas ce que nous ne voulons pas.


Je sais, ce n'est pas facile de choisir la foi en un monde meilleur dans ce contexte mais je rêve qu'un jour il y aura suffisamment de gens éveillés pour tous ensemble enlever le masque de la soumission et accueillir la Vie sans avoir peur de l'autre. Dans un respect et une considération réelle pour l’être humain en face de nous.


Je vous invite à avoir du discernement, à être curieux, à écouter des points de vue différents et à vous faire une opinion basée sur votre recherche personnelle. Chacun a sa vérité, ne la jugeons pas. Quand vous aurez traversé vos émotions et que vous donnerez à votre cœur et à votre corps l’écoute bienveillante pour qu’ils vous guident, il se peut alors que La Vérité deviennent claire pour vous et résonne comme une évidence...


Prenez soin de vous, de vos pensées et de vos émotions et vivez en conscience chaque moment pour savourer le bonheur, il est toujours là, dans l’instant présent.




Isabelle Wats

Publié dans le Bioinfo de mars 2022


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